LES ESSENTIELS D’UNE BONNE COLOCATION

Vous rêviez de vivre la même expérience que les colocataires de l’Auberge espagnole ou de cohabiter joyeusement avec vos amis comme dans Friends? La fin de l’année universitaire et le début de l’été sont souvent synonymes de places qui se libèrent dans les colocations déjà établies… voilà le moment de se lancer, mais pas n’importe comment. S’épanouir en colocation demande souvent de revoir sa manière de vivre… et une petite organisation.

1. Sachez ce que vous cherchez

Avant même de trouver son appartement ou sa villa à partager… il faut savoir ce que l’on veut et ce que l’on est prêt à accepter pour se mettre en colocation: vous êtes pour quelle coloc, celle où l’on partage tout ou plutôt celle où chacun mène sa petite vie de son côté mais partage les charges et le ménage? Prêt à partager votre frigo? Cuisiner pour vos colocs ou manger avec eux au moins une fois par semaine…?

2. Privilégiez vos connaissances

Ces éléments clarifiés pour vous-même, vous pouvez passer à la pratique: comment trouver une colocation qui libère une chambre, ou même les personnes qui seraient prêtes à s’engager avec vous?

Le bouche-à-oreille: votre ami connaît un ami qui…, ça permet d’avoir quelques infos préalables sur votre futur «coloc», ça crée tout de suite des liens et ça vous met plus vite en confiance (ou vous dissuade très vite aussi).

Tentez ensuite les réseaux sociaux, comme Facebook, qui compte ses groupes pluriels dédiés aux colocations dans la région.

Finalement, des sites suisses spécialisés existent également et peuvent vous donner un joli coup de pouce: www.easywg.chwww.colocappart.ch,www.colocataire.ch ou encore www.cotacot.com

3. Communiquez

Le pire dans une coloc, c’est de ne rien dire et d’exploser quand il y a trop de choses qui ne vont pas. Votre mission première (après «faire le ménage quand c’est votre tour»): parler. Quand vous sentez un déséquilibre, que ce soit financier, ou d’occupation des lieux (tiens, mais ce n’est pas ma brosse à dents qu’il a dans la bouche? Et la télé, il ne peut pas s’en passer de temps en temps?): il vaut mieux le dire très vite pour éviter la casse.

4. Instaurez des règles mais restez tolérant

Beaucoup de personnes en colocation vous le confirmeront: lorsque l’on vit à plusieurs, on revoit ses exigences et ses principes … Les maniaques apprennent à tolérer un peu de désordre, les autres apprennent à ranger ou nettoyer plus souvent… Se mettre d’accord sur quelques règles de vie est essentiel (qui paie quoi, qui nettoie quoi et quand, niveau de bruit toléré, jour de dîner commun…) mais savoir les garder flexibles l’est aussi: personne n’est à l’abri d’un coup de blues un soir, d’une semaine stressante ou de le besoin de festoyer bruyamment.

5. Colocation ou sous-location?

Soyez attentif au contrat que vous signez! «Le droit du bail ne contient aucune disposition spécifique sur les droits et devoirs des personnes en colocation», explique Caroline Picard, juriste à Domicim. Pour le paiement du loyer, les règles appliquées par les régies sont celles de la «solidarité»: chaque colocataire est responsable de sa part mais peut aussi devoir payer la totalité du loyer. Et si l’un des colocataires souhaite partir, il doit annoncer son départ et ne sera libéré que si le bail est modifié avec l’accord du bailleur. La sous-location, elle, est par contre bien cadrée dans la loi: en tant que sous-locataire, vous n’avez pas beaucoup de sécurité… si le locataire principal décide de partir, vous partirez aussi! Il est important d’en être conscient… Pour Christian Scheurer, gérant immobilier chez Domicim: «Une régie préfère souvent une seule signature sur le bail, pour faciliter la résiliation du contrat. Le locataire en titre donne au bailleur une liste de ses colocataires et lui signale tout changement pour garder le dossier à jour.».

Alors, vous êtes prêts?